Jour 48 – 24 Janvier

Jour 48 – 24 Janvier

JODIE / HELSINKI HERE WE ARE (AGAIN)

Gare aux répétitions, aujourd’hui, Jodie nous fait visiter Helsinki et elle nous emmène donc dans la plupart des endroits où elle a déjà été. C’est Vincent qui prend le relais pour cet article:

Après une nuit passée dans le train (à moitié assis, à moitié allongé), on arrive enfin à Helsinki vers 7h00. Il faut affronter le froid et nous voilà donc dans les rues calmes de la capitale finlandaise à la recherche de notre auberge de jeunesse: The Yard Concept Hostel. On pinaille un peu, mais nous finissons par la trouver, cachée derrière la terrasse d’un restaurant. La porte est fermée, mais un client vient nous ouvrir quand nous toquons: en entrant, nous tombons sur une grande salle de vie commune, avec des canapés et des fauteuils de toutes les couleurs, 2 tables et une immense télé. Il n’y a pas plus accueillant ! Le petit déjeuner n’est pas encore ouvert et c’est donc sous un calme pesant que nous nous changeons. On rajoute un pull, un collant ou une paire de gants, on dépose nos valises dans un petit cagibi et on ressort dans les rues.
On part pour la côte ouest de la ville, où nous allons prendre le petit déjeuner. Le café Regatta est une petite cabane en bois située sur le littoral, que l’on a du mal à distinguer puisque l’eau est gelée. On prend donc un bon chocolat chaud avec des pâtisseries locales (notamment le fameux Cinnamon Roll) et nous en profitons pour essayer de nous réchauffer. Jodie était déjà venue et elle a bien fait de nous y emmener. Nous repartons un peu avant 9h30, et nous allons marcher sur l’eau gelée, (enfin c’est une tentative, puisque l’équipe est trop prudente et préfère revenir sur la rive, car « il y a une fissure ». Là où un semi remorque aurait roulé les yeux fermés, nous rebroussons chemin et revenant sur la promenade « en dur ». En 15/20 minutes, nous arrivons devant Rock Church, une église luthérienne à l’architecture différente de ce que l’on connaît puisque creusée dans la roche. Nous y entrons juste avant un groupe d’asiatiques et profiterons de quelques secondes de sérénité dans ce lieu de paix, avant que l’artillerie lourde (Sony, Canon, Panasonic…) ne fasse feu. L’atmosphère est pourtant paisible et les visiteurs contemplent ce petit chef-d’œuvre d’architecture. Un dôme rond surplombe une belle salle de prière, avec un bel orgue et l’hôtel, illuminé par la lueur du soleil qui traverse les vitres sous le dôme. On restera un petit moment à l’intérieur, avant de reprendre notre route vers le centre-ville. Nous passons par Kampi, la plus grosse station de métro si je ne dis pas de bêtises, nous rentrons dans le cinéma (14 salles et un couloir dédié aux bonbons) puis nous continuons notre chemin jusqu’à la chapelle du silence, une église cachée dans une armature ronde en bois. L’intérieur est très épuré et relativement petit, nous ne resterons pas très longtemps. Nous continuons notre visite d’Helsinki par les églises en traçant jusqu’à la cathédrale (luthérienne aussi) de la ville, toute blanche de l’extérieur et sobre de l’intérieur. À chaque fois, ces quelques minutes à l’intérieur nous permettent de nous réchauffer, dans le froid glacial qui règne aujourd’hui (-16 pour un ressenti de -23). En reprenant notre chemin, l’estomac commence à gronder dans le groupe et on décide de tracer vers le port afin d’avoir les horaires des navettes pour aller sur les îles, avant de trouver un restaurant où se poser.

Arrivés au port, Mathieu, Natha et moi-même tombons sur un spectacle encore jamais vu: la mer gelée est régulièrement « cassée » par les bateaux et le port est donc couvert de blocs de glace. On distingue à peine l’eau en dessous, noire, tellement la lumière ne traverse pas la glace. Les horaires en poche, on fait un dernier détour par une cathédrale (décidément, on ne nous arrête plus) qui surplombe le port de sa couleur rouge ocre. Au-delà de la couleur, elle se distingue de la précédente par sa religion : celle-ci est orthodoxe cette fois-ci. De même, à l’opposé de la première cathédrale, l’intérieur est très travaillé et les décors sont imposants. Partie l’atmosphère de paix et la sérénité, le décor est moins propice au calme intérieur et nous poussons même l’affront jusqu’à trouver le restaurant de ce midi à l’abri du froid. Notre chemin en tête, nous repartons vers la première cathédrale, rentrons dans 2 cafés qui ne font pas l’affaire, avant d’aller dans un bar à salade que nous avions vu sur notre trajet dont le buffet coûte 12€ par personne. Ni une ni deux, nous voilà attablés, les assiettes remplies à ras bord. En même temps, toutes les salades sont végétariennes et tous les plats ont l’air plus appétissants les uns que les autres: salade de quinoa aux poivrons, de pois chiches, de pommes de terre à la finlandaise, de betteraves, iceberg au melon, courgettes aux champignons, houmous, velouté de petit pois… Tout y est pour passer un excellent repas. On goute même au Pulled Oat, un substitut à la viande inventée par une entreprise finlandaise, c’est goutu et ça a une belle consistance, nous sommes conquis. Les bibendums que nous sommes devenus sortent enfin du restaurant en prenant la direction du port où nous prenons la prochaine navette pour l’île de Suomelina. Il s’agit d’une ancienne base militaire (qui fut à un moment donné la 2nde forcé militaire du pays en nombre d’hommes) qui est aujourd’hui essentiellement touristique, bien que des gens y habitent encore. L’île fait 2km et nous allons donc jusqu’à son extrémité sud où des canons pointent l’horizon. Le froid nous attaque et on ne s’éternise pas, bien que l’endroit soit charmant (il règne une petite atmosphère napoléonienne pas désagréable). On retourne au port pour rentrer, en passant par un café dont on apprécie la chaleur de leur chocolat chaud. Les prix sont élevés (exorbitants si l’on compare leurs salades à notre buffet du midi) mais nous oublions de détail, une fois les pieds au choix et une tasse dans la main.

17h00, nous prenons le bateau pour rentrer à Helsinki où le ciel s’assombrit à vue d’œil. Sur le chemin de l’auberge, on s’arrête dans un magasin de souvenirs et il n’en faudra pas plus pour que la nuit soit tombée lorsque nous rentrons dans notre auberge. On récupère nos valises que l’on peut enfin emmener dans ce qui sera notre chambre pour la nuit. 4 lits simples dont un superposé, c’est un peu la guerre pour faire rentrer touts nos affaires mais ça passe.
Après la nuit passée dans le bus et la journée passée dans le froid, nous sommes morts: comme on a des projets pour ce soir, une sieste s’impose. Le réveil qui devait nous conduire à la douche à 18h40 sera bien bite oublié et nous voilà endormis jusqu’à 20h40 ! Ayant réservé dans un beau restaurant pour 21h, c’est un peu embêtant, mais après un petit coup de fil, les retards sont acceptés. On se prépare en coup de vent et on repart !
21h26: on passe la porte du « Natura », un restaurant gastronomique qui propose des plats végétariens, il n’en fallait pas plus pour nous convaincre de passer notre dernier repas ensemble ici. Atmosphère tamisée, la moyenne d’âge est de 40 ans parmi les 5 ou 6 tables déjà remplies. Nous faisons un peu tâche, en rentrant, mais c’est le métier qui rentre: on n’a pas mis de chemise pour rien ! Le menu dans les mains, il est temps d’indiquer à Jodie que c’est son cadeau d’anniversaire (Okay, on a un peu de retard, mais « Tout vient à point à qui sait attendre ». En l’occurrence, la cuisson du chou fleur au barbecue l’est (à point).

Petite parenthèse de Jodie : Merci merci merci pour ce trop beau cadeau les copains, vous ne pouviez pas plus me faire plaisir qu’en m’offrant un moment avec vous et ses plats délicieux : ce restaurant est dingue, j’ai rarement gouté à des plats aussi bon, bravo au chef !

En effet, nous avons opté pour la formule avec 7 plats et chacun d’entre eux met en avant des saveurs différentes : en starter, nous avons droit à une émulsion de salsifis avec des Chips de légumes. L’entrée est un avocat grillé présenté sur une crème de pistache, avec des feuilles de verveine. 3 plats arrivent ensuite en même temps: une salade de betterave, avec des noix, des points de crème et de la confiture de baies, une burrata persillée et citronnée, accompagnée d’une tomate cerise et de quartiers d’orange (Jodie, je te laisse corriger: ce n’est pas de l’orange, mais je n’ai plus le fruit en tête –> kumquat) ainsi qu’un gaspacho à la fraise, avec des petites olives et un biscuit croquant.

Le dernier plat salé, c’est ce fameux morceau de chou fleur fumé, avec des raisins et une crème (Jodie: à quoi était la crème ? :p)
Ensuite, on nous propose un morceau de fromage avant de passer au dessert. Pas de doute, on est savoyards et une tranche de fromage arrive très vite devant nous, accompagné d’une moitié de figue, bien sucrée. Le contraste est fou et le rendu en bouche est canon !

Et maintenant place au dessert ! Enfin, place aux desserts ! Jamais deux sans trois, comme on dit chez nous: ainsi, le premier dessert qui nous est présenté est une ganache à la betterave dont le cœur est composé de chocolat, de cerises confites et de confiture de berry, le tout accompagné d’une boule de glace orange, ayant un petit goût de cerise aussi. Le second rappelle la laponie, puisqu’il s’agit d’une montagne glacée avec boule de glace et crème, saupoudrée de neige (Il va falloir m’aider de nouveau sur le parfum de la glace et de la crème aha : c’est du frozen yogourt Vinc haha).
Enfin, nous terminons ce repas par une touche française : un cannelé bordelais présenté sur un petit lit de caramel: un petit délice.
Le dernier plat desservi, nous sommes les derniers clients dans le restaurant. Voici venu le moment de régler la note, c’est la CB de Natha qui a chauffé !
Avant de partir, nous nous renseignons auprès du personnel pour savoir s’ils pouvaient nous conseiller un bar sympa. Ils nous conseillent 2/3 établissements dans le quartier et nous déconseillent fortement celui que l’on avait en tête : le Ravintola Kaarle 12, qui serait mal fréquenté. En ne trouvant pas le premier bar qu’ils nous ont proposé et en voulant quand même revenir vers le centre, on fait comme d’habitude (on n’en fait qu’à notre tête et on fonce vers le Kaarle 12). Malgré le froid, il y a du monde devant la porte d’entrée et cela nous conforte dans notre choix. On fait la queue, on discute avec le videur (il a vite compris qu’on était pas finlandais aha, on était habillés comme des esquimaux et on avait quand-même froid) et on rentre à l’intérieur du…. enfin de la. …. Bref, on rentre à l’intérieur et on tombe sur un grand escalier (le même que dans les musées : des belles marches et des tableaux sur les murs) qui surplombe le hall où nous déposons nos affaires (3.50 le vestiaire mais entrée gratuite). On visite ensuite ce lieu atypique, qui peut être résumé ainsi: il y a 6 salles différentes avec des ambiances complètement différentes. Les danseurs endiablés ne sont présents que dans une salle en bas (musique dure et locale) et dans une salle à l’étage (la plus grande de toute, on dirait une salle de bal du début du siècle dernier, il y a des tableaux de portraits accrochés au mur et il y a du parquet au sol). Les autres salles sont des bars où les gens discutent, et l’une d’entre elle à l’étage comprend également une roulette et une table de Black jack. Bref, cet endroit est juste dingue !
On y passera finalement le reste de la soirée, puisque la musique de la grande salle nous convient bien et qu’il fait trop froid pour faire un barathon. En faisant une pause dans le hall de l’étage, on découvre une plaque commémorative de la 2nde guerre mondiale avec une liste de noms…. Cet endroit a une histoire, j’ai essayé de chercher ce que cela pouvait bien être avant, mais je n’ai encore rien trouvé ! Dommage !
Vers 3h30, un slow nous fait fuir et nous décidons de rentrer nous coucher. Demain, nous prenons chacun nos avions/bus respectifs et le réveil sonne tôt ! Sur le chemin du retour, on découvre les rues d’Helsinki… pleines de monde ! Les gens sont de sortie, il a un monde fou dehors (on a du mal à comprendre, il n’y a jamais grand monde dans les rues, même là journée) et on en déduit que tous les restaurants/bars/boîtes de nuit ferment en même temps (4h, ce qui est tôt donc tout le monde sort en même temps). On fait même un tour du pâté de maison avant d’aller se coucher, tellement cela nous perturbe. Arrivés dans la chambre, on sombre dans une longue nuit de sommeil (il est 4h passé et le réveil est réglé sur 8h15). Ce sera notre dernière nuit tous ensemble, demain, nous repartons à Lyon et laissons Jodie retourner à son projet !

A demain pour de nouvelles aventures (demi)packulinesques.

 

 

 

 

 

 

 



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